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Résoudre la crise du mieux-être au Nouveau-Brunswick

Publié le 24 août 2011 par Michelle Bourgoin

Le Nouveau-Brunswick vit une crise du mieux-être. Comme sa population était aux prises avec un taux élevé d’obésité, d’inactivité, et de tabagisme, le gouvernement du Nouveau-Brunswick créa en 2006 le ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport dans le but de faciliter le développement d’une culture de mieux-être dans la province.

Par la suite, le ministère publia une stratégie du mieux-être, Vivre bien, être bien (2009-2013), qui a pour objectif de motiver et d’habiliter les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à accroître leurs connaissances, leur participation et leur engagement en matière de mieux-être. Lors du renouvellement de sa stratégie, la direction s’est penchée sur les recherches et les pratiques exemplaires afin de déterminer les méthodes les plus efficaces pour assurer le mieux-être de sa population.

La direction a adopté quatre principes directeurs essentiels à la réussite de la stratégie :

  • Utiliser des approches intégrales et multidimensionnelles fondées sur la collaboration entre les divers partenaires à tous les niveaux.
  • Engager et mobiliser les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises dans tous les milieux afin de parvenir à un changement positif systématique. Être engagé signifie prendre des mesures pour opérer un changement positif dans la communauté et favoriser les décisions axées sur les besoins et les désirs de celle-ci.
  • Créer des occasions de collecte et d’échange de données nouvelles, car il est important d’échanger activement les données, le savoir et les pratiques exemplaires en matière de santé et de mieux-être entre les gouvernements, les collectivités, les organismes, les écoles et les autres partenaires.
  • Mettre en pratique la théorie de l’autodétermination, qui est la notion selon laquelle les individus ont la capacité de prendre des décisions personnelles susceptibles de contribuer à leur croissance physique et émotionnelle, de les formuler et de les mettre en application.

Le dernier principe reflète la santé psychologique telle que la stratégie la définit. Lorsqu’on aide les individus et les collectivités à se sentir intimement liés, autonomes et compétents, on les aide à faire des choix plus sains et à assumer une plus grande part de responsabilité pour leur mieux-être personnel et celui des autres.

En conclusion, les études démontrent qu’en améliorant la santé psychologique des individus, il est possible d’augmenter le pourcentage de la population qui s’alimente bien, qui est active physiquement et qui vit sans tabac. Par conséquent, la santé psychologique fait partie de la solution pour permettre à la population du Nouveau-Brunswick d’adopter de saines habitudes de vie.