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Six cent mille années

Publié le 29 août 2013 par Jason Guriel

Il peut être particulièrement difficile de se faire une idée globale des politiques existantes en matière de santé mentale et de dépendances dans une province aussi grande que l’Ontario. Je suis néanmoins très honoré d’avoir l’occasion de collaborer à Qualaxia. Dans le cadre de mes prochaines publications sur le blogue, j’espère vous offrir un aperçu des documents pertinents qui traitent du contexte ontarien.

Avant de commencer, j’aimerais permettre aux lecteurs de Qualaxia de comprendre les répercussions que peuvent avoir les questions liées à la santé mentale et aux dépendances sur la santé de la population ontarienne. Le rapport Opening Eyes, Opening Minds – The Ontario Burden of Mental Illness Report, publié récemment, constitue un bon point de départ. Issu d’une collaboration entre le Institute for Clinical Evaluative Studies et Santé publique Ontario, le rapport Opening Eyes, Opening Minds, publié en 2012, présente certaines conclusions clés qui sont associées au fardeau que représentent les problèmes de santé mentale et de dépendances pour les Ontariens et Ontariennes. Ces conclusions sont, il va sans dire, des plus révélatrices.

Évidemment, les personnes qui connaissent déjà le secteur de la santé mentale et des dépendances, comme les prestataires de services, pourraient ne pas trouver ces conclusions surprenantes. Je crois toutefois que la personne moyenne sera surprise de savoir que les problèmes de santé mentale et de dépendances représentent, pour la population ontarienne, un fardeau plus d’une fois et demie plus grand que celui des cancers – et sept fois plus considérable que celui des maladies infectieuses.

Le rapport se penche au total sur neuf troubles de santé mentale et de dépendances. En matière de fardeau imposé à la population ontarienne, la dépression se positionne au premier rang. Elle est suivie du trouble bipolaire, des troubles de consommation d’alcool, des troubles d’anxiété sociale, de la schizophrénie, du trouble panique, de l’agoraphobie, des troubles de consommation de cocaïne et de la consommation abusive d’opioïdes d’ordonnance.

L’élément le plus surprenant de ces conclusions est peut-être, toutefois, une statistique – 600 000. Il s’agit du nombre d’années perdues en raison des problèmes de santé mentale et de dépendances en Ontario. (Celles-ci représentent des années de vie associées à la santé, et totalisent le nombre d’années perdues en raison du décès prématuré et des années de vie fonctionnelle réduite.)

Il existe d’autres conclusions plus détaillées à ce sujet. Vous pourrez également consulter le résumé du rapport produit par le Réseau d’échange des données probantes (EENet), de même que le rapport complet, ici.

Dans mes prochaines publications sur le blogue, je dirigerai les lecteurs vers certains des documents pertinents récents, sur les politiques ou autres, qui concernent la santé des Ontariens et des Ontariennes. D’ici là, je pose une question aux lecteurs de Qualaxia qui n’habitent pas l’Ontario : comment ces conclusions correspondent-elles à la réalité de votre province en matière de fardeau créé par les troubles de santé mentale et de dépendances? Faites-moi part de vos commentaires ci-dessous.

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