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Le rôle des organismes communautaires dans le soutien à l’autogestion des soins

Publié le 29 août 2012 par Jean-Remy Provost

Depuis plusieurs années, certains organismes communautaires jouent un rôle clé dans le développement du soutien à l’autogestion des soins. L’élément central de l’aide apportée est de faire en sorte que les personnes atteintes de maladie mentale soient au centre des décisions concernant leur propre santé mentale.

Les groupes communautaires mettent de l’avant la capacité de la personne à déterminer quelles sont les forces intrinsèques qui l’aideront à mieux connaître son état de santé mentale. Ils l’encouragent à se doter de stratégies lui permettant de mieux gérer les signes avant-coureurs de sa maladie ou de faire face aux symptômes qui lui sont associés afin de prévenir toute aggravation ou rechute. Les interventions ciblent les préférences de la personne afin que cette dernière puisse choisir les traitements et le soutien social qui lui conviennent.

Souvent, la personne qui se pose des questions sur son état de santé mentale a déjà quelques préjugés contre les traitements et le soutien disponibles. Qu’ils soient fondés ou non, ces préjugés doivent être éliminés au moyen de faits concrets. La personne sera ensuite davantage en mesure de peser le pour et le contre des choix thérapeutiques qui lui sont proposés et entreprendra alors une démarche d’autogestion des soins en santé mentale.

Les organismes communautaires constituent la porte d’entrée que préfèrent bon nombre de personnes ayant un problème de santé mentale. Cet accès rapide à une écoute active, à de l’information pertinente et validée, ainsi qu’à des références tenant compte des besoins de l’individu, marque le point de départ d’un rétablissement axé sur le soutien réel à une autogestion basée sur une valeur positive : on peut s’en sortir en participant activement à son propre rétablissement.

Finalement, un lien étroit doit se tisser entre la personne qui demande de l’aide, ses proches, les organismes communautaires en santé mentale et les professionnels de la santé. L’engagement de la personne dans son rétablissement doit pouvoir se faire sous forme d’implication active. Le soutien à l’autogestion des soins et de la santé procurera à la personne toute l’autonomie nécessaire pour retrouver une bonne santé mentale. En d’autres termes, les interventions dont bénéficie la personne seront plus efficaces si celle-ci comprend pourquoi elle y a recours, et ce, en collaborant à un rythme et à une intensité qui lui sont propres, en fonction de ses besoins et de ses capacités. En travaillant ainsi, les organismes communautaires s’avèrent des agents primordiaux de soutien à l’autogestion des soins.