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L’INSPQ propose un modèle

Publié le 4 avril 2011 par Nicole Desjardins

Dans le cadre d’un avis scientifique portant sur les interventions efficaces en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles mentaux, l’INSPQ (2008) propose un modèle conceptuel permettant d’évaluer la pertinence de mesures pouvant être mises en œuvre pour promouvoir la santé mentale et prévenir les troubles mentaux.

Ce modèle s’inspire du modèle de prévention d’Albee et Finn (1993) et du modèle proposé par MacDonald et O’Hara (1998) qui inclut des éléments de promotion. De plus, le modèle intègre les cinq stratégies d’intervention préconisées par la Charte d’Ottawa (1986).

Le modèle comprend dix catégories de facteurs reconnus comme des déterminants de la santé mentale. Il souligne l’importance d’augmenter l’influence des facteurs de protection et de diminuer les facteurs de risque, et reconnaît que la santé mentale est influencée par les caractéristiques individuelles, le milieu de vie et l’environnement des personnes. Il vise à atteindre autant l’ensemble de la population que les personnes souffrant d’un trouble mental. 

 

Image 1. Modèle conceptuel de promotion de la santé mentale et de prévention des troubles mentaux.

De façon pratique, le modèle permet de comprendre la pertinence de toute mesure de promotion ou de prévention en matière de santé mentale. Par exemple, le dépistage systématique de la dépression périnatale combiné à une intervention visant à soutenir l’interaction mère-enfant s’adresse à une population de femmes enceintes et de mères de jeunes enfants. Cette mesure cible les facteurs de protection liés au soutien social, en plus des facteurs de risque suivants : les facteurs biologiques négatifs et le stress. Les stratégies d’intervention de la Charte privilégiées sont liées aux aptitudes individuelles et aux services de santé.

D’autres interventions, comme celles qui visent à soutenir le développement des communautés, ciblent une population plus large de jeunes et d’adultes et agissent sur les facteurs de risque et de protection de toutes les catégories, à l’exception des facteurs biologiques négatifs. Elles puisent dans les cinq types de stratégies de la Charte.

L’avis de l’INSPQ présente ainsi 24 mesures diverses. Cette liste n’est pas exhaustive, néanmoins le modèle peut être appliqué à toute autre intervention de promotion de la santé mentale ou de prévention des troubles mentaux. À la lueur de cette lecture, pensez-vous que l’on pourrait utiliser un tel modèle pour identifier ou planifier des interventions promotionnelles et préventives?