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Référent ÉKIP[1] : Favoriser la santé mentale des jeunes par le développement de leurs compétences personnelles et sociales, et par la mise en œuvre d’actions dans leurs milieux de vie.

Publié le 14 juillet 2021 par Marie-Laurence Fillion, conseillère en promotion de la santé et en prévention en milieu scolaire, ministère de la Santé et des Services sociaux et Nancy Plamondon, conseillère en promotion de la santé et en prévention, ministère de l’Éducation

Pour favoriser le développement de compétences personnelles et sociales chez les jeunes du préscolaire à la cinquième année du secondaire, le référent ÉKIP définit des « savoirs », c’est-à-dire des connaissances ou des apprentissages, à acquérir selon leur année scolaire. Chacune des sept compétences ciblées dans ÉKIP se décline en divers savoirs qui sont adaptés selon leur stade de développement. ÉKIP mise sur l’acquisition de compétences communes qui sont utiles dans plusieurs situations de vie que les jeunes sont susceptibles de rencontrer (p. ex. : périodes de transition, périodes de changements importants, réussites, deuils, relations interpersonnelles, etc.) et qui concernent plusieurs sujets de santé (p. ex. : santé mentale, sexualité, alimentation, activité physique, etc.), permettant ainsi d’agir de manière intégrée en contribuant à éviter le morcellement des actions ou leur déploiement compartimenté.

Pour favoriser la santé mentale positive chez les jeunes – soit un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, et non à un concept associé à une problématique, et qui ne se limite pas à l’absence de maladie – divers savoirs priorisés sont présentés dans les grilles d’ÉKIP :

  • Le préscolaire est un moment privilégié pour le savoir. Comprendre que nos gestes et nos paroles ont un effet sur les autres, ce qui aide à la fois à développer une meilleure gestion de ses émotions et du stress, et à adopter des comportements prosociaux;
  • Réfléchir aux différents facteurs qui peuvent influencer la perception (positive ou négative) de son image corporelle au troisième cycle du primaire aide à développer sa capacité à gérer les influences sociales;
  • Reconnaître des stratégies d’adaptation face à des situations stressantes ou difficiles pendant la première année du secondaire fait partie des savoirs liés à la connaissance de soi.

Il ne s’agit que de quelques exemples parmi tous les savoirs liés au développement de compétences qui contribuent à une santé mentale positive.

De plus, comme expliqué dans un article précédent, pour que les jeunes puissent développer leurs compétences personnelles et sociales, les actions éducatives qui favorisent l’acquisition des savoirs ne sont pas suffisantes. L’aménagement d’environnements sains, bienveillants et sécuritaires à l’école, auprès de la famille et dans la communauté, leur permet d’exercer ces compétences et peut influencer leur santé psychologique.

Plusieurs actions au sein de l’école peuvent contribuer au développement global des jeunes, notamment en ce qui concerne leur santé mentale. En voici quelques exemples :

  • Assurer une surveillance adéquate des élèves en se dotant d’un plan de surveillance stratégique efficace leur permet de se sentir en sécurité;
  • Offrir un milieu accueillant qui favorise des relations harmonieuses en instaurant un climat favorable aux échanges sur divers sujets et en favorisant l’inclusion et les comportements prosociaux;
  • Faciliter les transitions scolaires en organisant le milieu de façon à favoriser la stabilité et la continuité;
  • Offrir diverses ressources et activités favorables à leur santé et à leur bien-être en leur proposant une gamme d’activités qui répondent à des champs d’intérêts variés.

Agir auprès des familles est également essentiel pour que celles-ci contribuent à l’épanouissement des enfants :

  • Soutenir la participation des familles à la vie scolaire en organisant des activités auxquelles elles sont invitées à participer, en tenant compte de leurs réalités;
  • Soutenir leur implication dans les apprentissages de leur enfant en les encourageant à adopter des pratiques valorisant les actions de l’école, en tenant compte de leurs réalités et en les outillant adéquatement.

Finalement, mettre en place des actions dans la communauté a également des effets positifs sur la santé mentale des jeunes, par exemple :

  • Offrir divers services et ressources aux jeunes et à leur famille en établissant un mécanisme de concertation réunissant divers partenaires pour faciliter les transitions scolaires et pour offrir des formations conjointes (écoles, centres de services et commissions scolaires, centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS), organismes communautaires, municipalité, etc.), ou encore en faisant connaître aux jeunes et à leurs parents, l’offre de services des CISSS et des CIUSSS et des organismes de la communauté;
  • Assurer une meilleure sécurité des jeunes dans le quartier en concluant des ententes avec des partenaires de la communauté (p. ex. : policiers, organismes communautaires et sportifs, etc.).

Afin d’en apprendre davantage sur le référent ÉKIP, il est possible de s’abonner à l’infolettre ÉKIP, qui s’adresse aux professionnels travaillant dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, et communautaires, œuvrant en milieu scolaire. De manière périodique, elle vous fera découvrir des contenus visuels exclusifs et attrayants pour vous familiariser avec le référent ÉKIP.

 

[1] Cet article fait suite à un autre édito visant à expliquer le référent : ÉKIP – Un référent pour la santé, le bien-être et la réussite éducative des jeunes | Réseau Qualaxia, 26 février 2021.

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