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Un effort pour concrétiser les politiques publiques favorables à la santé mentale des populations

Publié le 7 janvier 2015 par Maud Emmanuelle Labesse

La bonne santé mentale constitue une ressource pour la vie et une condition nécessaire à la possibilité de vivre des vies en santé et socialement productives. Les interventions, incluant les politiques publiques, agissent sur les déterminants de la santé mentale au niveau structurel et environnemental, sur les dimensions sociales au sein de la communauté et de la famille ainsi que sur des facteurs de niveau individuel. C’est pour cette raison que le Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS) a jugé utile d’investir la thématique de santé mentale des populations. Le Centre souhaite développer des outils de transfert de connaissances pour soutenir les professionnels de santé publique au Canada dans leurs activités en matière de santé mentale des populations, mais aussi pour alimenter la réflexion d’acteurs divers intéressés par les politiques publiques favorables à la santé mentale.

C’est particulièrement le cas du premier document publié dans le cadre de ce projet. Il s’agit du « Cadre de référence sur les politiques publiques favorables à la santé mentale ». En préambule, celui-ci définit l’expression « politiques publiques favorables à la santé mentale » (PPFSM) comme étant des politiques publiques provenant généralement d’autres secteurs que de celui de la santé mentale, mais qui ont des répercussions sur la santé mentale et les inégalités en santé mentale. Il présente ensuite les déterminants de la santé mentale afin d’illustrer les secteurs d’influence où les politiques publiques peuvent avoir un impact. Des exemples de quatre types de PPFSM sont donnés : celles visant les déterminants structuraux et environnementaux, celles visant les conditions et les milieux de vie, celles visant les déterminants de niveau social puis celles visant les déterminants de niveau individuel. Au détour de l’examen des différentes pratiques, le document fait un bref survol de données probantes permettant de soutenir les PPFSM, et se conclut en mettant en lumière le besoin patent de définir des indicateurs multidimensionnels appropriés de santé mentale.